11 personnes portées disparues après le naufrage d'une embarcation sur la lagune Tioko à Grand-Lahou

Une embarcation transportant des passagers et des tubercules de manioc a chaviré dans la nuit du 30 juin 2026 sur la lagune Tioko, entre l'île Avikam et le village de Liboli, dans le département de Grand-Lahou. Le naufrage a fait 11 personnes portées disparues, tandis que les recherches se poursuivent.
Une traversée de routine a viré au drame dans la nuit du mardi 30 juin 2026, dans le département de Grand-Lahou. Une embarcation artisanale transportant des passagers et une importante cargaison de tubercules de manioc a chaviré sur la lagune Tioko, entre l'île Avikam et le village de Liboli. Le bilan provisoire fait état de onze personnes portées disparues.
Selon les premières informations, la pirogue avait quitté l'île Avikam en direction de Liboli lorsqu'elle s'est renversée aux environs de 23 heures, plongeant les populations de cette localité dans la consternation. Les circonstances exactes de l'accident restent à déterminer.
Dès l'alerte donnée, les services des Affaires maritimes, appuyés par les équipes de secours, ont été mobilisés afin de retrouver les victimes. Les opérations de recherche se poursuivaient encore au lendemain du drame.
Témoin de la scène, Beugré David, résident de l'île Avikam, a expliqué que cette traversée est un rituel quotidien pour les habitants de la région. « Des femmes, des hommes et des enfants se rendent régulièrement sur l'île pour s'approvisionner en tubercules de manioc destinés à la transformation. Une première embarcation a effectué la traversée sans difficulté. C'est la seconde, de fabrication artisanale, qui a chaviré au milieu de la lagune », a-t-il confié.
Située dans le département de Grand-Lahou, l'île Avikam est reconnue comme l'un des principaux bassins de production de manioc de la région. Chaque jour, des commerçantes et des transformatrices venues de plusieurs localités y affluent pour s'approvisionner. La liaison avec le continent s'effectue principalement par voie lagunaire avant de se poursuivre par la route vers Liboli, un trajet d'environ 25 à 35 kilomètres.
Si cette traversée constitue le quotidien des populations et des acteurs de la filière manioc, elle demeure également source de nombreux risques. Les habitants dénoncent régulièrement l'utilisation d'embarcations artisanales souvent surchargées et ne répondant pas toujours aux normes de sécurité, malgré les opérations de contrôle menées par les services des Affaires maritimes.
Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité de la navigation lagunaire en Côte d'Ivoire, notamment dans les zones rurales où les voies d'eau restent indispensables aux déplacements des populations et au transport des marchandises.
